Conseil canadien de la coopération et de la mutualité

Notre fondation et historique

Fondation et historique du Conseil Canadien de la Coopération et de la Mutualité 

Le Conseil Canadien de la Coopération (C.C.C), connu aujourd’hui comme le Conseil canadien de la coopération et de la mutualité (CCCM), fut fondé à Québec, au Château Frontenac, le 8 février 1946. Des représentants des coopérateurs de langue française de six provinces discutèrent ensemble des meilleurs moyens à prendre pour en venir à établir une collaboration juste et efficace entre tous les adeptes du mouvement coopératif canadien.

Le premier conseil d’administration fut formé des personnes suivantes : Henri-C. Bois, président, Conseil Supérieur de la Coopération, Québec; l’Abbé Adélard Couture, vice-président, Provinces de l’Ouest; Martin J. Légère, Provinces Maritimes; Ernest Denis, Ontario; Gérard Filion, Québec.

Il fut établi que le C.C.C. reconnaîtrait comme membres les organismes ou les groupements les plus représentatifs du mouvement coopératif francophone de chaque province canadienne. Dès les débuts, les provinces du Nouveau-Brunswick, du Québec, de l’Ontario, du Manitoba et de la Saskatchewan adhérèrent au C.C.C. Suivit l’Alberta en 1956. Ce ne sera qu’à la fin des années 1970 que les provinces de la Colombie-Britannique (1977), de l’Île-du-Prince-Édouard (1977) et de la Nouvelle-Écosse (1981) viendront compléter le réseau du Conseil Canadien de la Coopération.

Au départ, les buts du C.C.C. consistent à réunir les organismes ou regroupements provinciaux ou nationaux afin d’assurer le développement et la coordination du mouvement, la diffusion de la doctrine et la défense des intérêts coopératifs au Canada français. Il collabore aussi avec la Co-operative Union of Canada dans la poursuite des dossiers coopératifs de portée nationale et internationale.

Les personnes suivantes ont participé à l’assemblée de fondation du Conseil Canadien de la Coopération :

Alberta
Paul-A. Sicotte
Louis-Marie Parent

Québec
Henri-C. Bois
Gérard Filion
Père Georges-Henri Lévesque
A.J. Boudreau
René Paré
Raynald Ferron
Marie-Louis Beaulieu
Cyrille Vaillancourt
René Monette
Eugène Bussière
François Jobin
Père Gilles Bélanger
Laurent Létourneau
J.-A. Pinsonnault
Roméo Martin
Laurier Descôteaux
Léo Filion
Thérèse Blais
Jean Blanchet
R.-H. Tremblay
Georges Michaud
Bernard Bérubé
M. Belzile
L.-J. Marcotte

Nouvelle-Écosse
Abbé A. Poirier

Nouveau-Brunswick
Hervé Michaud
Abbé C.-V. Leclerc
A. Durepos
Martin J. Légère
Abbé L. Morin
François Blanchard
J.D. Levasseur
Alban Bourgeois
Dismas Leblanc
J.-M. Lyons
Abbé Livain Chiasson
Henri Soucy
Abbé Lionet Daigle
Adélard Savoie
Abbé B. Saindon
Abbé Maillet
Francis Delahantay

Ontario
Gérard Forcier
Louis J. Billy
Jacques Towner
Ernest Denis
Edmond Pinault
A.B. MacDonald

Saskatchewan
Abbé Dominique Dugas
représentant également l’Abbé Adélard Couture du Manitoba

Sur le plan national, le C.C.C. a mené dès ses origines et conjointement avec la Co-operative Union of Canada (aujourd’hui nommée la Canadian Co-operative Association) la lutte pour défendre les intérêts coopératifs en matière d’impôt et, conformément aux buts qu’il s’était fixés, il a travaillé en étroite collaboration avec cet organisme chaque fois que se sont posés des problèmes touchant l’ensemble du mouvement coopératif canadien.

Le Conseil Canadien de la Coopération a également contribué à stimuler et à épauler les efforts des coopérateurs et des coopératrices de langue française. Son existence a notamment aidé l’Union Coopérative Acadienne à stabiliser ses positions.

Vers la fin des années 1970, le C.C.C. se donne des objectifs plus précis, notamment la consolidation des conseils provinciaux existants et la formation de nouveaux conseils. En effet, ne comptant en 1975 que six conseils provinciaux membres, le C.C.C. intensifiera ses démarches à cet effet. Ainsi, c’est en partie grâce à lui si, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Ontario, les coopérateurs canadiens-français sont parvenus à se grouper et à mettre sur pied des organismes provinciaux. En 1981, le C.C.C. regroupait les conseils provinciaux de neuf des dix provinces du Canada, Terre-Neuve étant l’exception. 

En 2008, le C.C.C. va encore plus loin en intégrant les mutuelles à sa sphère de coopération.  Lors de l’assemblée générale de juin 2008, les membres invitent les mutuelles à joindre leur champ d’action et enrichissent leur appellation traditionnelle du mot mutualité. Le C.C.C. devient alors le CCCM, Conseil canadien de la coopération et de la mutualité. La mission initiale établie par les fondateurs demeure sans contredit toujours d’actualité et continue d’animer le travail des coopérateurs et des coopératrices dans tous les conseils provinciaux affiliés au CCCM.

Événements marquants

En 1958, le Conseil Canadien de la Coopération et la Co-operative Union of Canada tenaient une rencontre conjointe, la Conférence coopérative canadienne. À cette occasion, une exposition de produits de marque Co-op fut organisée et les participants pouvaient bénéficier d’un service de traduction simultanée. Cette rencontre officielle conjointe des deux organisations nationales de coopératives remporta un grand succès.

En 1979, le C.C.C. réalisa deux importantes enquêtes auprès des coopérateurs et des coopératrices francophones du Canada. La première servit à quantifier les effectifs coopératifs francophones du Canada tandis que la deuxième portait sur les comportements, les perceptions et les aspirations des coopérateurs et des coopératrices francophones à travers le Canada.

En 1981, lors de son 35e anniversaire de fondation, le C.C.C. convoquait les coopérateurs et les coopératrices de langue française à un Colloque d’orientation qui devait permettre une réflexion sérieuse sur la mission du C.C.C. Il en ressortit que les fondements de la mission du C.C.C. étaient demeurés essentiellement les mêmes depuis sa fondation, et on proposa une formulation plus élaborée de cette mission, soit :

Promouvoir la coopération pour le développement socio-économique de la communauté francophone du Canada par :

la promotion de la formule coopérative;
le support aux actions de développement initiées par les conseils provinciaux;
la coordination des actions de développement impliquant plus d’une province;
la représentation au plan national des intérêts coopératifs francophones.

En 1988, le C.C.C. tenait un Colloque sur le développement coopératif et économique des francophones, réunissant une cinquantaine de délégués provenant de neuf provinces canadiennes, ainsi que de nombreux conférenciers, personnes ressources et représentants du gouvernement fédéral et des associations nationales francophones. Ce colloque permit de préciser les orientations et les priorités du réseau du C.C.C. : soutien aux projets de développement coopératif et économique, cueillette de données sur l’importance du mouvement coopératif francophone, formation et sensibilisation à la coopération et visibilité du mouvement coopératif au niveau de ses réalisations.

Le 2 octobre 1992, le Conseil Canadien de la Coopération recevait le Prix du 3-Juillet-1608, décerné par le Conseil de la langue française du Gouvernement du Québec pour souligner l’apport particulier du C.C.C. à l’avancement de la francophonie nord-américaine. Un parchemin, une médaille de bronze, une épinglette fleurdelisée ainsi qu’une bourse de 5 000$ furent remis au C.C.C. 

En 1993, le C.C.C. procédait au lancement de deux guides. Le premier, intitulé « Devenez dirigeante de coopérative », s’adressait aux femmes et identifiait des stratégies quant aux modes d’accès au pouvoir dans les différents milieux coopératifs. Le second, intitulé « Un atout pour l’avenir : la participation des femmes à la démocratie coopérative », s’adressait aux organisations coopératives et proposait des modalités d’adaptation des pratiques coopératives aux conditions des femmes.

Également en 1993, le Conseil Canadien de la Coopération tint, conjointement avec la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada (FCFA), un Sommet Économique National qui regroupait plus de 250 personnes, pour discuter d’une stratégie de développement des communautés francophones du Canada. Les ateliers traitèrent entre autres du rôle du gouvernement fédéral, des nouvelles formes de coopération, de la formation professionnelle et de l’avenir économique des communautés. Une cinquantaine de propositions naquirent de ces ateliers. Plusieurs actions furent posées pour assurer les suivis de ce Sommet, entre autres la création d’une Table de concertation sur le développement économique et un Comité d’adaptation des ressources humaines de la francophonie canadienne.

En 2002, dans le cadre du 56e Congrès annuel du C.C.C. tenu à Regina, en Saskatchewan, le Secrétaire d’État au développement rural et responsable des coopératives, monsieur Andy Mitchell, faisait une annonce pleine d’intérêt pour l’avenir du C.C.C.. Le Ministre acceptait de donner en partie suite au Projet national de partenariat en développement des coopératives que nous avions proposé au gouvernement fédéral, en 1999. Programme quinquennal de 15 millions de dollars entre le Secrétariat aux coopératives du gouvernement fédéral et le secteur coopératif, l’Initiative de développement coopératif (IDC) visait à rendre l'option coopérative plus accessible pour les Canadiennes et les Canadiens, de façon à répondre aux défis actuels. Les fonds annoncés devaient appuyer trois domaines clés d’activités, soit les services conseils pour créer et appuyer le démarrage de nouvelles coopératives, les innovations pour élargir l’utilisation de la formule coopérative et enfin, la sensibilisation au potentiel des coopératives. C’est en avril 2003 que l’Initiative de développement coopératif prenait officiellement son envol.

En 2008, le Conseil Canadien de la Coopération (C.C.C.) et la Canadian Co-operative Association (CCA) unissaient leurs énergies et leurs charismes particuliers dans l’organisation d’un congrès conjoint mettant en action les forces vives du mouvement coopératif canadien face aux grands enjeux de l’avenir. Ce congrès, qui prenait place à Winnipeg, au Manitoba, fut également le théâtre d’un événement important pour le C.C.C. En effet, lors de son assemblée générale annuelle, le Conseil Canadien de la Coopération décidait d’enrichir son patrimoine coopératif de l’apport des mutuelles. Les membres votèrent alors pour un changement de nom qui refléterait la nouvelle réalité de l’organisation. Le Conseil Canadien de la Coopération (C.C.C.) devenait dès lors le Conseil canadien de la coopération et de la mutualité (CCCM).

 

 

 

 

 

Version imprimable


Desjardins Conseil de développement économique de l'Alberta Agropur Coop - À la source des aliments Co-operators - Une place de choix Caisses populaires acadiennes
Caisse - Fédération des caisses populaires du Manitoba La Coop fédérée SSQ Groupe financier Société de coopération pour le développement international Promutuel Fédération des coopératives funéraires du Québec
Conseil de la coopération de l'Ontario

air max